Naliana "TombBerry" VanCross

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Message  TombBerry le Lun 15 Avr - 12:29

Octobre 1993

La battue avait été menée en petit comité, il y avait des choses que l’on ne voulait surtout pas ébruiter et que l’on ne confiait qu’à des gens dont l’on avait une entière confiance. Cette « confiance » durait depuis plusieurs années, et le nombre de battues ne se comptaient plus.
Un homme agita sa lampe torche, criant à l’adresse des autres.
- Je l’ai retrouvée! Mais ils sont là.
Un homme en particulier s’approcha calmement du lieu indiqué par le crieur. Ce qu’il découvrit ne l’étonna pas, et ne l’étonnait plus depuis longtemps. L’enfant était allongée nue, au milieu de cette sombre forêt. Son corps blanchâtre portait les égratignures et petites blessures de son escapade. Ses cheveux acajou s’étaient ordonné en un vrai champ de paille. Roulée en boule, la petite fille était apaisée, profondément endormie, alors qu’autour d’elle, la meute veillait. L’alpha, le grand mâle gris, grogna doucement à l’approche de l’homme. Avertissement murmuré à l’adresse de l’intrus.
- Il faut que tu te réveilles ma puce, ordonna doucement l’homme à l’adresse de l’enfant.
L’alpha se releva et se plaça devant l’enfant qui ne semblait pas réagir à l’appel de l’adulte. Mais celui-ci insista, tout en prenant garde au ton de sa voix, le faisant doux, apaisé. L’enfant remua doucement, et les loups s’agitèrent à leur tour. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle offrit un doux sourire innocent à l’adresse de l’adulte.
- Il faut que tu viennes avec moi ma chérie, continua calmement l’homme, maman s’inquiète beaucoup quand tu t’en vas comme ça, tu sais?
- Elle doit pas, répondit l’enfant qui se redressa, caressant les loups qui l’entouraient, se frottaient contre elle, ils sont toujours là.
- Je sais bien ma puce, mais il faut rentrer maintenant. Et si tu laissais tes amis pour ce soir, tu pourras venir les voir demain si tu veux, proposa l’homme en toute sincérité.
La petite fille hocha la tête, offrant une dernière caresse à chaque loups, seul l’alpha eut droit à une étreinte de la part de l’enfant. Puis la meute s’en alla disparaitre sans en demander plus. Le père prit une couverture qu’on lui tendait et enveloppa tendrement sa fille dedans, avant de la prendre dans ses bras, et de la ramener chez eux.

L’enfant couchée dans son lit, ses deux parents s’éclipsèrent pour se retrouver un moment au calme, dans le salon de la demeure familiale. L’on pouvait voir aux yeux de la mère, qu’elle avait pleurée, encore une fois, alors que le père affichait son air calme et stoïque.
- J’ai peur pour elle, murmura la mère sans regarder son mari.
- Je sais à quoi tu penses, répondit-il en se saisissant de sa main avec tendresse. Mais ne t’inquiète pas, notre fille n’est pas folle.
- Pourtant, s’étrangla la femme en retenant un sanglot, regarde comme elle refuse de porter des habits, comme elle profite de la moindre occasion pour s’enfuir et se perdre dans le parc, pour courir avec tous ses animaux. Et pire, la meute de loup, elle aurait pu finir attaquée plus d’une fois! Quelle idée nous avons eu d’introduire des loups dans notre parc naturel…
- Ecoutes, je ne peux rien expliquer, admit l’homme dans un soupir, mais ce qui est sûr c’est qu’elle ne risque absolument rien. Les animaux sont attirés vers elle comme des abeilles vers le miel. Tout va s’arranger, il nous faut juste un peu de temps…
- Du temps? Cela fait quatre ans qu’elle a commencé à se comporter étrangement, coupa la femme sans pour autant s’énerver. Tu te souviens, quelques jours à peine après ses trois ans tout cela a commencé. Combien de temps faudra-t-il pour que notre fille soit normale?
- Naliana est pas bizarre, lança une voix dans le dos des parents, une voix de garçon, pas très âgé lui non plus.
- Max…
- C’est vrai maman, c’est juste qu’on la comprend pas, lança le garçon avec colère. Moi je la trouve merveilleuse, tu devrais faire pareil. En plus, grâce à elle, on sait quand un des animaux est malade ou blessé, elle vous aide beaucoup pour le parc, et toi, toi tu la trouves bizarre.

La mère ne put rien répondre, elle en était incapable. Elle aimait ses enfants avec une force incroyable, et s’était justement cet amour pour eux qui la poussait à s’inquiéter pour la santé, mentale et physique, de sa fille. Pourtant, au fond d’elle, elle savait que son petit garçon avait raison, son instinct de mère lui disait que sa fille saurait faire quelque chose de bien, avec sa différence.
Le petit Max s’en alla comme il était venu, et monta à l’étage pour aller doucement se glisser dans la chambre de sa sœur. S’asseyant au bord du lit, il regarda avec cette douce tendresse fraternelle la petite fille endormie. Max aimait sa sœur plus que tout, loin de la jalouser, ou l’envié sur sa « différence », il admirait sa sœur avec la force d’un grand frère protecteur.


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Message  TombBerry le Mer 15 Mai - 14:10

03 Mai 2010

Les oreillettes de son lecteur mp3 vissés sur les oreilles, Naliana partait rejoindre quelques amis pour une soirée au bord du lac. Le temps était encore trop doux pour pouvoir se baigner, mais rien ne valait le plaisir d'être installé près de l'eau, surtout lorsque l'un des amis en question y possédait une petite propriété.

Préférant de loin emprunter les petits sentiers serpentant les bois avoisinants, Naliana se savait suivie par une ombre noire. Falkor, un bâtard adopté… ou ayant adopté Naliana depuis moins d'une année. Ils s'étaient trouvé un jour, lors d'une des nombreuses balades de la demoiselle, et ne s'étaient pas quittés depuis. L'on estimait l'âge de l'animal à trois ans, pas plus. Falkor avait le don d'amuser les amis de Naliana, indécollable de sa maîtresse, il était véritablement son petit porte bonheur.

Alors que Naliana s'apprêtait à sortir du bois, Falkor l'arrêta, se collant dans ses pieds et l'empêchant d'avancer.
- Que se passe-t-il? Lança-t-elle en décollant l'un des écouteurs.
L'animal grogna, alors qu'un bourdonnement sourd se faisait entendre alentour. Des abeilles, au moins un essaim complet, s'agitait quelque part. Naliana, malgré sa grande compréhension des animaux, de leur langage et sa facilité à côtoyer n'importe quelle espèce sans encourir le moindre danger, n'était pourtant pas très douée avec les insectes.
Falkor se mit à aboyer, alors que le bourdonnement se faisait assourdissant. Naliana, arrachant le dernier écouteur prisonnier de son oreille, se couvrit celles-ci de ses mains en criant à Falkor de se coucher.
Et c'est à cet instant que l'insecte entra dans sa bouche.

Elle suffoqua, voulant à tout prit recracher ce qu'elle venait d'avaler. Elle était convaincue que c'était une de ses abeilles. Elle eut même le réflexe de vomir, mais rien ne vint. En revanche, un calme de mort s'était installé. S'accroupissant près de Falkor, elle le caressa doucement alors que l'animal semblait à nouveau heureux.
- C'était quoi ça?
- Ce qui devait arriver, gronda doucement une voix.
Naliana redressa la tête, chercha du regard une silhouette, quelqu'un, elle appela, mais aucunes réponses ne lui furent offertes. Se redressant, elle enjoignit Falkor à la suivre, reprenant la direction de la propriété de son ami.
- Si on va là-bas, on va s'attirer des ennuis.
- Et si vous ne cessez pas de jacasser dans mon dos, je vous exploserais le nez sans remords! Cria-t-elle à l'adresse de la voix.
- Tu ne m'as jamais frappé, tu ne vas pas commencer sous prétexte que tu me comprends enfin, si?
Naliana tourna un regard incrédule envers Falkor. Et elle se demanda si à force de courir les bois, ou le parc de ses parents, avec les animaux n'avait pas finit par la rendre un peu timbrée. Elle secoua la tête et se sourit pour elle-même, un sourire un peu dément.
- Falkor?
- Oui?
- Tu sais ce qu'il se passe? Demanda-t-elle avec un naturel qui trahissait malgré tout encore son trouble.
- Pas vraiment, je sais juste que tu n'es pas comme tout le monde.
- Ah ah tu me fais rire oui, je suis au courant, il m'a fallu des années pour me débarrasser du sobriquet "la sauvageonne", s'agaça-t-elle légèrement. En dehors de moi et quelques rares cas, ce n'est pas tout le monde qui vit avec les animaux… et qui leur parle maintenant.
- Eh bien, tu es encore plus spéciale. Et c'est pour ça que je t'ai adoptée, je savais qu'arriverait ce moment.
- Tu veux bien clarifier?
- J'aimerais bien, mais on a pas le temps, répondit Falkor avec quelques grondement au fond de la voix. On doit partir loin d'ici, si on reste, toi et surtout tes amis seront en danger.
- Overdose d'abeilles? Plaisanta-t-elle.
- Pire, répondit-il en secouant le museau.


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Message  TombBerry le Ven 14 Juin - 16:49

Février 1998

Haletante, elle avait couru un temps interminable dans la neige épaisse qui avait recouvert le parc naturel, ralentie par la sacoche qu'elle portait en bandoulière. Elle avait entendu les hurlements de sa meute depuis la maison, et deux d'entre eux étaient venus la chercher. La guidant au travers de la forêt, s'arrêtant lorsqu'elle avait de la peine à les suivre, repartant de plus belle dès qu'elle avait repris son souffle.
Elle ne sut combien de temps elle avait couru exactement, mais elle sentait la fatigue dans ses jambes, qui peinaient de plus en plus à avancer dans la neige. Et ce qu'elle vit la fit frémir.
Il y avait du sang partout.
Le piège à loup était des plus barbares, avec des dents qui s'étaient enfoncées profondément dans la patte du loup, à tel point que celle-ci semblait en partie tranchée. Le loup se débattait, augmentant la douleur de sa blessure, mais son instinct lui commandait de se battre pour survivre. Alors que son beau pelage gris se tâchait de plus en plus de rouge.

Naliana s'approcha doucement, déposant la sacoche à portée de main mais surtout pas trop proche du loup. Elle s'agenouilla et tendit lentement sa main vers lui. Les animaux ne lui avaient jamais fait de mal, mais elle se devait de respecter certains codes, certaines choses. Alpha se calma et la laissa toucher sa tête. Elle glissa sa main lentement vers le cœur du loup, il battait si faiblement…
- Je sais que tu souffres, glissa-t-elle dans un murmure emplit de larmes alors que le loup se calmait. Et je sais que ton instinct te dicte de te battre…
Elle s'étrangla et fit de son mieux pour retenir ses sanglots, ne laissant que quelques larmes silencieuses glisser le long de ses joues. Alpha finit par se coucher, épuisé par son combat et la douleur. Les autres loups se tenaient à distance, seule la femelle dominante était restée proche du mal, à quelques mètres seulement. Naliana savait que les loups, y compris Alpha, avaient compris ce qui allait se passer. Elle sentait aussi l'instinct des jeunes mâles qui, sommeillant encore pour l'instant, allait bientôt se réveiller.
D'une main, elle caressait doucement le flan d'Alpha, de l'autre, elle se saisit de la sacoche et la rapprocha d'elle. L'ouvrant, en des gestes doux et lents, elle accéda à la panoplie de produits, liquides, pilules, que son père avait finis par lui confier pour pouvoir s'occuper de prendre soin des animaux elle-même. Un autre secret bien gardé. Elle prit un petit flacon qu'elle coinça entre ses jambes. Sortant une seringue, elle déchira l'emballage avec ses dents, retira la protection sur l'aiguille et planta celle-ci dans le flacon. Elle connaissait la dose exacte, mais il lui sembla que celle-ci se remplit trop rapidement.

Coinçant la seringue entre ses lèvres, elle fourra le flacon et l'emballage de la seringue dans le sacoche. Pendant tout ce temps, elle avait continué à caresser doucement son Alpha.
- Excuses-moi, mais je te jure de protéger ta meute, annonça-t-elle tout en enfonçant l'aiguille sous la peau de l'animal et lui injectant le produit.
Alpha accepta sans broncher, et l'animal s'éteint sous les douces caresses de l'humaine. Les loups se mirent à hurler, et Naliana à pleurer. Les hurlements des loups s'entendaient à des kilomètres, alors que les pleures de la jeune fille s'étouffaient dans le pelage du loup…
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Message  TombBerry le Dim 9 Mar - 22:02

Octobre 2012

Le shérif hocha lentement la tête, elle en avait vu passer des gens comme elle, des gens qui semblaient se prendre pour les sauveurs du monde. Elle détailla la jeune femme face à elle, qu'elle dégaine! Surtout avec son fusil à pompe dans les mains et sa lame accrochée à la ceinture. Pas de doute, c'était bien une de "ceux-là". D'ailleurs, comment pouvait-on ne rien savoir d'eux alors qu'ils semblaient aussi discrets qu'un rassemblement de Draugs.
 - J'ai entendu parler d'un rassemblement, lança la Shérif pour répondre à la question de la jeune femme. Près d'un hélicoptère noir. Personne de la ville ne s'en est approché, il faudrait déjà pouvoir.
La jeune femme la remercia d'un sourire, la salua et s'en alla sur le champ. Elle avait encore un peu de peine à comprendre tout ce qu'il s'était passé, son endoctrinement chez les Templiers était malgré tout relativement récent, malgré que Falkor ait longtemps insisté pour qu'elle se rendre à Londres, Naliana avait pris du temps à se décider, préférant se consacrer à d'autres projets concernant l'aide qu'elle était capable d'apporter au monde animal.
"BAM"
Un zombie en moins. Les zombies… Elle qui s'était toujours amusée avec son frère à imaginer un monde apocalyptique remplis de zombie, elle n'avait jamais imaginé qu'un jour elle deviendrait une tueuse de zombie, de Draugs et d'autres créatures plus inimaginable les unes que les autres.
Mais au fond, elle avait peut-être toujours sut que quelque chose ne fonctionnait pas correctement dans ce monde, et que quelque chose devait agir pour le sauver.

Gaïa…
Naliana avait toujours autant aimé ce mot qu'elle l'avait détesté. Elle qui agissait réellement pour sauver le monde animal de la connerie humaine, elle soufflait avec mépris les grandes pensées des mouvements "écolos" ou pire, hippies. Pour elle, rien de mieux que l'action pour sauver le monde. L'action de se battre pour ses convictions, de se battre pour sauver ce que l'on doit préserver, d'agir dès que l'on peut.
Et Gaïa semblait l'avoir choisie, si c'était bel et bien un choix qu'elle avait fait, en faisant d'elle un être capable de la protéger, elle et ses merveilles. Naliana en retirait une grande satisfaction, d'être capable d'agir bien au-delà de tout ce qu'elle avait déjà fait pour sauver ses êtres chéris.
 - Cela ne t'agace pas? Lança Falkor qui comme souvent, agissait comme si Naliana savait de quoi il parlait.
 - Si je savais de quoi tu parlais, peut-être, répliqua-t-elle.
 - Qu'il y en ait pleins d'autres et que eux n'aient pas été envoyés à Londres par un… chien, répondit-il comme si c'était une tare.
 - Tu vas nous faire un complexe parce que…
"BAM BAM BAM"
 - … tu es un chien? Esquissa-t-elle dans un sourire. Tu sais très bien que je préfère mille fois que ce soit toi qui m'aie envoyée à Londres, j'ai simplement du mal à comprendre comment toi, tu es au courant de tout ça.
 - Tu n'as pas besoin de le savoir, dit-il sur un ton un peu trop joyeux.
Falkor se mit légèrement en arrière lorsqu'ils approchèrent de l'hélicoptère noir. Un groupe de quatre personnes s'y trouvait, un grand homme blond semblait à la tête du petit regroupement. Naliana s'avança et s'adressa directement à lui.
 - C'est bien vous qui avez décidé de monter une équipe pour vous rendre au "Polaris"? Questionna-t-elle tout en l'observant.
 - Vous êtes au bon endroit, déclara-t-il en offrant un sourire chaleureux à Naliana. Je m'appelle Michaël Bartholon.
 - Naliana VanCross, enchantée, et voici Falkor, il ne me quitte qu'en de rares occasions.
Falkor jappa à l'adresse de Michaël. Naliana s'amusait toujours beaucoup du fait que les autres ne semblaient pas le comprendre, ou que Falkor fasse en sorte qu'ils ne le comprennent pas.
 - Naliana, bienvenue parmi nous!
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Message  TombBerry le Dim 9 Mar - 22:42

Juillet 2011

 - Bon maintenant ça suffit! Grogna Falkor qui en avait plein les pattes, au sens propre.
 - Fais un effort, j'en ai encore pour une… petite… seconde, voilà! S'exclama-t-elle en retirant l'épine enfoncée dans la patte de son ami.
 - Réalises-tu seulement que tout ceci ne serait jamais arrivé si tu ne m'avais pas laissé seul avec une meute de louveteaux? Et puis nous avons mieux à faire, cela fait plus d'une année et…
 - Tutututututu… Je me permets de te rappeler que tu m'as mentit! Reprocha-t-elle rapidement tout en rangeant la pince dans sa sacoche.
 - Alors ce n'était pas vraiment un mensonge, reprit-il, et avant que tu ne me reprennes que voulais-tu que je fasse? Tu venais de manger une abeille, il fallait que l'on s'en aille avant que tu ne te fasses dévorer par une grosse bestiole et tu me reproches d'avoir répondu "pas vraiment" à ce moment-là? Alors qu'il posait la question, on imaginait facilement que s'il avait été humain, il aurait froncé ses sourcils noirs.
 - Toujours est-il qu'avoir attendu plusieurs mois avant de me parler de Londres n'était pas très…

 - Alors là c'est moi qui te stop, coupa-t-il à son tour. Rien ne pressait du moment que tu continuais ton travail dans le parc, un endroit sûr pour toi, mais c'est toi qui attends depuis plus d'une année. Il est temps de te rendre à l'évidence, tes capacités doivent servirent quelque chose de plus grand.
 - Je ne peux pas quitter le parc, annonça-t-elle fermement. Pas tout de suite. Il me faut du temps pour trouver des personnes capables de me remplacer, je ne peux pas laisser mon père seul avec l'équipe actuelle. Tu le sais et tu ne peux pas me demander de faire ce sacrifice.
 - Tu es une peste.

 Naliana savait très bien que Falkor avait raison, elle le savait car même le parc commençait à souffrir de ce qu'il se passait au dehors. Mais quelque chose, une force puissante, semblait préserver la flore, et par la même occasion, la faune. Falkor avait commencé à lui expliquer des petites choses, mais il semblait en connaitre bien plus que ce qu'il voulait bien laisser paraitre. Naliana savait très bien qu'elle devait se rendre à Londres, pour avoir un début de réponse à ses nombreuses questions. Mais était-elle vraiment prête à abandonner tout ce qu'elle avait ici? Car elle se rendait bien compte que lors de son départ, elle ne pourrait certainement plus revenir chez elle comme elle le voudrait, si seulement elle le pouvait. Elle ne savait que trop bien comment cela fonctionnait.
 "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités"… Spiderman… quelle référence! Mais plus elle y pensait, plus elle commençait à se dire que les films, les écrits et autres supports "artistiques" semblaient avoir été des espèces de signes, de messages, peut-être même volontairement laissé par d'autres personnes ayant reçu les dons de Gaïa?
L'idée la chatouilla. Peut-être il y avait-il plus de choses à chercher, là où l'on ne pensait pas à les chercher. Elle connaissait beaucoup de choses, car contrairement à ce que les gens pouvaient s'attendre d'elle, elle ne s'était pas contentée de rester plonger dans l'univers unique de ses animaux. Mais elle se demandait, qu'est-ce qui lui serait vraiment utile, dans le futur, dans cette vie étrange qui semblait lui tendre les bras. Et toujours cette même question, qu'est-ce que Falkor était réellement?
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Message  TombBerry le Mar 29 Juil - 15:03

Février 2014

Ses yeux étaient fermés, son fidèle compagnon était allongé contre elle, ils se tenaient chaud mutuellement alors qu'ils prenaient enfin un peu de repos, à l'abri d'un grand arbre. Ils étaient tous les deux couverts de sang et autre tâches dont personne ne désirait connaître l'origine.
 - J'en peux plus, lâcha-t-elle dans un souffle.
 Falkor posa sa tête sur les genoux de Naliana, poussa une longue plainte. Lui aussi était fatigué, et il l'était d'autant plus que c'était en grande partie sa faute si sa chère Naliana se trouvait dans cette situation.
 - On va le retrouver, on pourrait…
 - Non, on ne demandera pas d'aide à la cabale, c'est hors de question, coupa-t-elle de manière assez sévère. On a justement perdu mon frère puisque nous lui avons demandé de l'aide donc non, on n'impliquera pas une autre personne là-dedans. Je ne sais pas combien de fois je me suis éclipsée loin de la cabale, ni combien de temps, pour le retrouver. Personne n'est au courant de rien…
 - Je suis désolé, glissa Falkor en se redressant et venant caresser la joue de sa maitresse avec son museau. Je sais qu'ils te manquent.
 - Oui…
 - Ecoutes Naliana je sais que tu m'en veux beaucoup, et crois-moi je ne veux pas tout ce qui arrive.
 - Tu ne le veux pas, ça je le sais, mais tu me mets en danger en te taisant de la sorte. Je ne suis pas stupide Falkor. Ce n'est pas par hasard que tout ce monde nous poursuit. S'il te plait tais-toi, l'empêcha-t-elle de parler. Tu pensais vraiment que je ne savais rien, ça fait des années que je sais que tu n'es pas un chien, ou pas vraiment. J'ai pleins d'hypothèse sur ta nature et certaines me font plus peur que d'autre. Mais cela ne me posait pas de problèmes, tu as toujours été un protecteur et un compagnon adorable pour moi. Là où cela me pose problème, c'est que tu nous as mis en danger, Max et moi. Parce que quelque chose te poursuis sans que je ne sache quoi, et pourquoi.
 Falkor écouta la longue tirade sans broncher. Bien sûr que non, il ne l'avait jamais prise pour une fille stupide et c'est bien pour ça qu'il avait fait en sorte de se faire adopter par elle avant même qu'elle ne devienne une enfant du miel. Alors il se lança à son tour dans une longue explication.
 Il était évident que Naliana était une sorcière du monde animal avant même que Gaïa ne la choisisse et ne fasse d'elle ce qu'elle était. Pourquoi? On ne savait pas, certaines sorcières ne devenaient pas pour autant des enfants du miel et inversement. Lorsque Naliana était devenue une infante du miel, il était évident que ses capacités de sorcières n'avaient fait que grandir, et elle avait alors pu entendre Falkor alors qu'avant, elle ne faisait qu'user de ses capacités de sorcière pour comprendre les animaux et les aider.
 Falkor l'avait tout de suite sentit, et il l'avait accompagnée pour cette raison. Car il savait qu'elle seule le comprendrait et c'était nécessaire. Vitale. L'enfantement de Naliana n'avait été qu'un plus énorme pour lui, mais il n'avait jamais réussi à formuler ce qu'il devait impérativement lui dire.
 - Je suis un enfant du miel dont le corps a été détruit, lança-t-il en confirmant les lourds soupçons de Naliana. N'ayant pas pu retrouver mon corps j'ai eu la chance de tomber sur celui de ce chien. J'ai été trahis, je ne sais ni par qui, ni vraiment pourquoi. Te trouver était une chance, et bien sûr je ne savais pas que tu deviendrais comme moi, mais tes capacités étaient incroyables et tu semblais plus ou moins me comprendre. Que Gaïa te choisisse a été une chance… au début. J'ai peur que malheureusement des gens aient finit par soupçonner qui je suis réellement…


 - Tu ne dis rien, ça fait plus de dix minutes que tu me regardes sans rien dire, relança-t-il.
 - Tu as de la chance d'être un chien.

 - Pourquoi?
 - Parce que je ne gifle pas les animaux.
 - Je comprends ta co…
 - Non non non, combien de fois je me suis mise nue devant toi car je ne voyais rien d'autre en toi qu'un compagnon fidèle, adorable et surtout à quatre pattes! Pas un vicieux qui se cachait dans le corps d'un chien.
 - C'est ta première réaction suite à tout ce que je viens de te dire? S'étonna-t-il.
 - Oui, mais maintenant il va falloir répondre à quelques questions.
 Et ils parlèrent, pendant longtemps, Falkor répondant à absolument toutes les questions que Naliana se posaient. Elle comprit aussi mieux pourquoi il l'avait orientée vers les templiers, et pas une autre faction. Et d'autres conseils qu'il avait été en mesure de lui donner. Ce qui, justement, lui avait fait rapidement comprendre qu'il n'était pas un chien normal. Elle sut aussi que ce que Falkor lui avait dit, devrait impérativement rester entre Falkor et elle. Personne ne devait être au courant à moins que cela ne devienne nécessaire.
 - Tu continueras à m'appeler Falkor?
 - Non et il faut que tout le monde pense que tu es mort, alors, il faut que tu changes de corps.
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Message  TombBerry le Mar 14 Oct - 3:04

Tokyo, fin du printemps 2014

Devant elle filait le blouson en cuir noir, rehaussé de son col pelucheux blanc. C'était souvent comme cela qu'elle le voyait,  de dos, en train de courir pour le suivre.
Il y avait plusieurs choses qu'elle associait à l'homme. Le bruit de leurs épées tranchant dans la chaire, sa patience infinie envers sa maladresse envahissante, une présence amicale qu'elle avait su gagner avec le temps. Elle avait aussi imposé des changements, si infimes soient-ils, dans sa vie à lui. Certains avaient fini par l'appeler Leon, parce que c'était comme ça qu'elle l'appelait, à sa façon, à l'anglaise.
L'on pourrait croire qu'elle faisait exprès de remettre à sa sauce le nom des gens, mais elle ne s'en rendait pas compte, elle le faisait toujours de manière affectueuse, jamais méchamment. 
Leon n'était peut-être pas conscient de ce fait, mais il était un pilier dans la vie de Naliana, surtout depuis la disparition de son frère. Un phare qu'elle retrouvait à chaque fois qu'elle quittait la quête désespérée pour retrouver son frère. Dès qu'elle réapparaissait, il était là si elle en avait besoin. Un ange gardien tantôt à l'allure classe dans son costard, tantôt à la dégaine de voyou soigné.
Il était aussi, avec le temps, devenu un objectif que la femme voulait à tout prix obtenir… Non non, ne vous méprenez pas, la chose qu'elle désirait le plus concernant Leon, était de devenir son égale au combat, aussi forte, puissante et efficace. Et pourquoi pas un jour le surpasser, lui sauver la mise comme il l'avait lui-même fait pour elle de nombreuses fois.
Le combat était engagé, il n'y avait que ça à Tokyo, courir, se battre… et parfois trouver un peu de repos dans l'un des refuges de fortune. Mais certains refuges étaient la proie d'attaques permanentes et les défendre faisait partie du "devoir"(?) des enfants du miel. Leon faisait généralement en sorte d'être près d'elle, il avait tendance à la protéger bien plus qu'il ne l'admettrait jamais. Mais elle cherchait à se démarquer, à lui montrer qu'elle était capable de faire aussi bien, de ne pas être un poids…
… Retour au puis d'anima …
Elle ne savait pas trop comment cela se passait pour les autres, mais elle, elle ressentait chaque blessure, chaque mort. Mais au final, c'était aussi ça vivre, ressentir. Tomber, se relever, apprendre, avancer. La rengaine habituelle…
Les heures avaient défilé, les coups d'épées, le sang… Ils avaient enfin décidé de s'accorder un peu de repos.
- Je suis désolé pour Falkor, lança Leon dans un début de conversation. Je sais que tu tenais beaucoup à lui.
- Merci… Il faudra que je te présente Chronos un de ces jours, glissa-t-elle faussement pensive. Il est magnifique.
- Ramener un chien-loup de Transylvanie… cela te correspond bien.
Naliana sourit, après tout, c'était vrai. Elle avait toujours eut un contacte particulier avec les loups, au-delà de tous les autres animaux. Elle repensa au film Danse avec les loups, à quel point elle avait pleuré, enfant, quand "Chaussette" avait été tué. Il fallut des heures à son père pour la calmer, lui expliquant encore et encore que "Chaussette" était un très bon acteur et qu'il n'était pas réellement mort. Pourtant, elle n'avait plus jamais regardé ce film depuis.
- A quoi penses-tu? S'enquit Leon suite au silence de la jeune femme.
- A la solitude, je vais devoir repartir, répondit-elle avec un soupir. Tu vas tenir le coup sans moi?
- C'est plutôt à toi que je devrais poser la question.


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Message  TombBerry le Mar 14 Oct - 3:06

14 Octobre 2014

Tic, Tac, Tic, Tac, Tiiiic, Taaaac, Tiiiiiiiiic, Taaaaaaaac, Tiiiiiiiiiiiic, Taaaaaaaaaaac, T…

Le temps s'étirait, de plus en plus, et elle ne dormait toujours pas. Elle ne pouvait pas dormir, elle tissait, comme la petite araignée♪. La corde se tendait, se nouant pour créer de nouvelles intersections, des liens.

Plic, Ploc, Plic, Ploc, …

Le bruit de ses larmes sur le plancher de son appartement. Aucuns sons ne sortaient de son être, et pourtant il hurlait à s'en déchirer la chaire. La chaire...

Elle s'empêcha de vomir, ravalant la montée acide qui emplit sa bouche d'amertume. Elle la sentait encore, l'odeur de la chaire brûlée. Elle ne les aurait pas reconnus, si elle n'avait pas été ce qu'elle était. Mais ils ne seraient pas morts, si elle n'avait pas été ce qu'elle était. Bouts de charbons aux dents blanchies par le feu.

Honneur, noblesse, foi...

Il n'avait pas apprécié la façon dont elle avait débarqué dans son bureau, jurant par Gaïa que la dernière utilité de sa cravate serait un nœud coulant s'il ne lui parlait pas. Il jura ne rien savoir, et n'avoir rien appris malgré une enquête poussée.  A peine voulut-elle s'en prendre à lui qu'elle fut stoppée net. Ils échangèrent un regard meurtrier, et ils surent l'un et l'autre qu'ils devenaient deux alphas se disputant un territoir.

Ashes, Ashes, we all fall down ♪.

Des cendres, c'était tout ce qu'il lui restait. Pourquoi? Il n'avait pas pu laisser faire ça. Il avait dû se battre, les protéger. Pourquoi disparaitre pendant tant de temps pour réapparaitre afin de mourir à leur côté. Tout avait brûlé, et de famille il n'y avait plus.

- Tu as du courrier, glissa Chronos doucement.
- J'en ai rien à foutre, répondit-elle toujours assise au même endroit, regardant dans le vide, tissant, encore et encore.
- Il y a un carton, et plusieurs enveloppes, dont une un peu épaisses, insista-t-il, tu n'es pas curieuse?
- Non, laisses-moi.
- Tu vas arrêter de faire ta chieuse et m'écouter? Finit-il par s'énerver. Tu as décidé de devenir une grosse conne? Préviens-moi si c'est le cas. Ne te laisses pas aveugler, c'est ce qu'ils veulent.
- Ils? Ceux qui ont brûlé le domaine de mes parents, mes parents et mon frère avec? Et tu en sais quoi de ce qu'ils veulent?
- J'en sais trop rien, mais c'est ce que je ressens, et tu ressentirais encore des choses, comme avant, si tu ne cherchais pas un moyen de faire cracher le morceau à Sonnac, gronda-t-il.
- Mais il fait probablement partis du "ils", répliqua-t-elle tout en se dirigeant vers son courrier.

Elle ouvrit le paquet en premier, et elle se stoppa net. A l'intérieur, un petit porte-clefs en forme de Tomberry, avec un mot, comme un poème.

Je ne pouvais pas les défendre,
J'ai toujours été trop tendre.

Et si je ne suis pas revenu auprès de toi et que je suis resté avec eux,
C'est pour être sûr de les protéger dans l'après et les mener aux cieux.

- Mon frère savait quelque chose que j'ignorais et qu'il n'a pas pu me transmettre, murmura-t-elle en se saisissant du Tomberry.
- Pourquoi le Tomberry? Demanda Chronos avec curiosité.
- Avec mon frère, nous avons toujours aimé ces jeux. Et le Tomberry a toujours été un boss de défit pour nous. Il nous a fallu un temps fou pour le battre, on était que des gosses. Et malgré les bosses plus imposants ou puissants, c'est toujours resté le boss ultime pour nous.
- C'est un message caché, le porte-clefs.
- Oui.

Elle ouvrit le reste de son courrier, le mot de Yildiz, le test. Quel que soit le résultat, elle comprit enfin le lien entre tous les événements. C'est à cause des soupçons qui pesait sur elle que tout ceci c'était passé, la disparition de son frère, et sa réapparition mortuaire auprès de ses parents calcinés. Chronos… Falkor… N'avait jamais été la raison de sa mise en danger, c'était le contraire, c'était elle qui les avait tous mis en danger…

…Le test…
Elle fit de la place sur la table, y laissant le Tomberry et le test. Partant en cuisine, elle se prépara un bon repas, pour elle et pour Chronos. Elle se servit une bière pendant qu'elle faisait à manger, une deuxième en mangeant son repas. Elle savait que l'alcool n'influencerait pas ce genre de test, alors elle savoura, le repas, l'alcool. Elle se mit un peu de musique, posa son bras gauche sur l'accoudoir de sa chaise, fermant et ouvrant le poing plusieurs fois. Enfoncer l'aiguille dans sa chaire, la voir pénétrer sa peau, puis sa veine, lui donner un étrange sentiment de satisfaction. Le sang, lentement aspiré dans la seringue, ne lui avait jamais paru aussi sombre. Quelques gouttes, sur la plaquette, il suffisait d'attendre. Son cœur se mit à battre fort, et elle pria Gaïa.

Bleu, retour à la "normale".
Rouge, tu as donc décidé de suivre le lapin blanc?

Elle eut un sourire, Matrix, elle pensa à Matrix, aux pilules, au choix. Pourquoi pensait-elle à Matrix? Elle n'avait pas spécialement aimé ce film en plus. Elle regarda la plaquette, et se mit à rire, rire encore et encore, comme un fou rire, hystérique.
Elle contacta Yildiz, via son site, et écrit simplement: Alice arrive mon lapin.

Quoi que cela veuille dire, la transformation, la reine,… quoi que tout cela implique, elle était heureuse d'en faire partie. Égoïstement, elle espéra que Leon aussi en était. Son regard se perdu un moment, puis se tourna vers le Tomberry. Elle s'en saisit, et l'accrocha au manche de son épée.
- Tu sais quoi Chronos? Je pense qu'il est aussi temps pour moi de mourir, et de renaitre, affirma-t-elle en caressant la tête de son ami. TombApik, c'était un duo, l'ancienne moi, maintenant, je serais TombBerry, et tout ce que cela symbolise.

- Arrêtes de me toucher alors, je ne veux pas mourir! Plaisanta-t-il avant de lui léchouiller la main.


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Message  TombBerry le Jeu 27 Nov - 2:10

26 novembre 2014, 23:12

- Tu sens l'alcool, annonça Chronos alors que Naliana rentrait chez elle.
- C'est tout à fait juste, répondit Naliana avec un petit sourire. J'étais au Horned God et j'ai croisé le saint chasseur.
- Walisko? Questionna Chronos en laissant paraitre quelque grondement dans la voix.
- Lui-même, dit-elle en s'affalant sur son canapé.
- J'espère que rien de fâcheux n'est arrivé, prévint Chronos tout en s'approchant de Naliana.
- Ne t'inquiètes pas mon beau guerrier, s'en était presque comique.


Elle se redressa pour s'agenouiller face à Chronos, le serrant fort dans ses bras, dans un silence réconfortant. Ses doigts glissant dans le pelage noir profond du loup. Elle inspira doucement l'odeur de son pelage, ressentit sa douce chaleur.


- Tu as décidé de me pardonner?
- Oui, je ne vais pas attendre de te perdre pour te regretter, glissa-t-elle doucement sans desserrer son étreinte autour de l'animal. Excuses-moi de t'en avoir autant voulu.
- Ce n'est rien, je te comprends parfaitement. Je pense que ma réaction aurait été pareille dans le sens inverse… Tu veux connaitre mon nom, savoir à quoi je ressemblais avant?
- Seulement si c'est important pour toi, souffla-t-elle.
- Non, j'ai accepté ma nouvelle identité dès que je t'ai connu, que ce soit Falkor, Chronos ou celle que tu voudras me donner Naliana.


Naliana se redressa en regardant Chronos avec beaucoup de tendresse. Avait-elle été autant aveuglée par la colère qu'elle avait ressenti face à son mensonge pour ne pas se rendre compte que la personne dont elle était la plus proche, n'était autre que Chronos? Mais un autre sentiment l'envahit, une colère qui grondait en elle depuis longtemps et qui n'avait fait que grandir face aux derniers événements qui avaient jalonné sa vie. Et le fait que Chronos fusse coincé dans le corps d'un loup fut la petite goutte d'eau qui fit déborder l'océan de sa haine.


- On s'en va, annonça-t-elle soudainement. Il faut que l'on parte maintenant.
- Je te suis, mais pourquoi?
- Parce que si je reste… je… je vais finir par exploser.
 

Nuit du 26 au 27 novembre

Elle était à bout de souffle, son corps était recouvert de sang, de boue, ses mains tremblaient étrangement alors qu'elles seraient encore la lame. Chronos, toujours à ses côtés, haletait comme si il allait rendre son dernier souffle. Son pelage n'avait pas belle allure, tout aussi sale que les vêtements de Naliana.


Elle s'essuya en vain le visage, étalant le sang qui y trônait sans vraiment le retirer. Autour d'eux, siégeait ce qui ressemblait à un génocide. La femme cracha à terre un mélange de sang et de salive, tout en retirant sa veste. Elle s'allongea, à même le sol, au milieu des carcasses se vidant de leur sang. Chronos vint s'allonger au plus près d'elle, et ils restèrent longtemps ainsi, en silence, à laisser leur corps récupérer du carnage, ressentant chaque pulsation de leur cœur, chaque mouvement de leur torse dans leur respiration parfois incertaine. L'odeur du sang venait envahir leurs narines et un sourire malsain se dessina sur les lèvres de l'insaisissable.


Mille pensées tourbillonnaient dans sa tête. Elle pensa un instant aux autres, ceux de la cabale, que penseraient-ils si ils savaient à quel point elle prenait son pied en massacrant les ennemis de Gaïa. Elle ne s'était jamais rendue compte, de ce que sa transformation, son élection au sein des enfants du miel avait changé en elle, mais depuis que la "mutation" avait fait son chemin, elle s'en rendait mieux compte, cet instinct carnassier qui grondait en elle, telle une bête enragée qui n'avait de raison que celle du sang. Elle la sentait, cette chose qui grouillait comme des asticots dévorant sa chaire.


Alors qu'elle bougea légèrement sa main droite, elle effleura un cadavre encore chaud, et elle en frémit, d'un plaisir coupable. Puis elle se mit à rire, de plus en plus, comme un fou rire de dément. Chronos se redressa et posa sa tête sur l'épaule de Naliana, attendant qu'elle se calme, il lança.


- Est-ce que c'est ta mutation qui te rend comme ça?
- Je n'en sais rien, peut-être ai-je toujours été ainsi et le fait d'être une élue, ou une élue "spéciale" renforce ça? En tous cas, je n'ai pas envie de faire du mal aux gens qui me sont proches.
- Pour l'instant, murmura Chronos en se serrant un peu plus près de Naliana.
- Je ne te ferais jamais de mal, tu le sais, murmura-t-elle à son tour tout en serrant le loup contre elle de son bras gauche.
- Ce n'est pas vraiment pour moi que j'ai peur…
- Ne te soucies pas autant des autres, glissa-t-elle en déposant un baiser sur le museau du loup. Ils sauront se défendre si je dois un jour emprunter un chemin qui n'est pas le bon. 
- Naliana…
- Chut, s'il-te-plait. Tu sais que ça a toujours été et que ce sera toujours toi et moi, avant toute autre chose. Et puis…

Elle laissa planer un silence de mort, serrant toujours un peu plus le loup dans ses bras, comme si il était le dernier être vivant sur terre.

-… Toi aussi tu aimes ça, faire saigner et couiner ces gros porcs, dit-elle en faisant référence aux ennemis de Gaïa.
- Du moment que je suis avec toi, tout me va.


Ils ne surent pas, si ils s'étaient endormis un instant, ou si ils s'étaient simplement laissés emporter par la présence apaisante l'un de l'autre. Mais il leur sembla que le silence dura des heures, tout en offrant la sensation d'un bonheur de quelques secondes.

Naliana inspira profondément, l'odeur du sang disparaissait.

Chronos frotta son museau contre sa joue.

Il se mit à pleuvoir.

Elle inspira encore une fois, comme avant un long discours puis…


...


- Et si on te trouvait un corps humain?


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Message  TombBerry le Sam 3 Jan - 17:28

31 Décembre 2014


- Hmmm attends! Goûtes celui-là, proposa Naliana en offrant un canapé à Chronos qui le dévora en quelques coups de mâchoires.
- J'adore vivre avec toi, déclara l'animal. Mais tu avoueras que tu es un peu étrange ces derniers temps.

Étrange, c'était un mot comme un autre pour dire qu'elle était en train de changer. Et en ce soir de réveillon, elle comptait bien accueillir la nouvelle année avec un bon verre de mousseux (pourquoi s'embêter avec du champagne quand on n'aimait pas ça), des canapés aussi délicieux que variés et son fidèle compagnon avec elle. Tous les deux étalés sur le canapé douillet de son appartement, que demander de mieux quand on n'avait personne avec qui passer la nouvelle année.
Son téléphone annonça un message, qu'elle s'empressa de lire, tout en buvant quelques gorgées de son mousseux.

- Tu vois Chronos, l'avantage avec Yildiz c'est que personne ne pourrait se faire passer pour elle.
- Encore un message " à sa sauce"?
- Hm hm, s'cuses-moi mon gros, dit-elle tout en poussant un peu Chronos pour se saisir de son ordinateur portable, posé sur la petite table du salon.
- Mon gros? Et si on parlait de ton cul? Répliqua Chronos tout en allant tout de même manger un autre canapé.

Naliana tapota sur son ordinateur, heureusement que l'on avait inventé les traductions en ligne. Bien qu'au fond, au vu de la date, elle se doutait de son contenu. Elle envoya sa réponse, et se reposa tranquillement avec Chronos.

- Tu vas en parler à Yildiz, demanda Chronos en se calant contre Naliana.
- Non.
- Tu n'as pas confiance en elle? Questionna-t-il en connaissant la réponse.
- Je ne lui porte pas la même confiance que celle que j'ai en toi, ou Leon. Nous nous fréquentons beaucoup moins, donc c'est logique.
- Mais tu as accepté d'être son sujet d'expérience, répliqua-t-il.
- Cela ne veut pas dire que je la laisserais faire tout et n'importe quoi, ni que je suis dans l'obligation de lui dire tout ce qu'il se passe.
- C'est vrai qu'au final, chacun reste libre non? Sa question était sournoise.
- Toi et moi on restera libre quoi qu'il se passe, ça je te le promets.

Ils passèrent le reste de la soirée à discuter et savourer leur repas. Beaucoup de choses devaient être pensées pour cette nouvelle année qui s'annonçait très mouvementée. Mais pour l'instant, ils allaient faire comme si rien n'entachait leur pensée, ni leur soirée.
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Message  TombBerry le Lun 5 Jan - 2:29

Nuit du 4 au 5 Janvier 2015

HRP
Spoiler:
Afin d'ôter les éventuels doutes, cette partie du BG vient directement d'un RP IG avec les protagonistes cité. Les dialogues entre Leon et Naliana sont les dialogues utilisés en jeu, je me suis simplement permise, avec l'accord de Leon, de broder un peu au niveau de l'ambiance ect...


Elle avait fait semblant de l'appeler, plusieurs dizaines de minutes au pare avant. Elle n'avait pas besoin du téléphone pour parler avec Chronos à distance. Où qu'il se trouve, elle n'avait aucun mal à le contacter.

" Il faut que l'on se retrouve en Transylvanie, ça se passe mal ici. J'ai… J'ai merdé à bien des niveaux Chronos! "
" Qu'est-ce qu'il se passe, qu'as-tu fais? "
" Trop de choses… Leon… je lui en ai trop dit et… la claque. Puis Wal, je sens que je m'énerve, ça me dépasse. "
" Je suis en route, dis-moi simplement quel lieu? "
" Vardo… "

Elle fit mine de raccrocher et inspira lentement. Si elle s'était écoutée, elle serait partie tout de suite. Mais elle était entre deux mondes, entre deux instincts. L'endroit semblait irréel, le Creuset. Tout était arrivé par sa faute, elle s'ennuyait, et avait fait venir ceux qui voulaient bien l'accompagner pour une soirée. Ils avaient répondu présent. Leon et Wal, oui, tout le monde héritait d'un petit nom ou d'une prononciation avec elle. Elle retourna près des deux hommes, et écouta, distraite, leur discussion.
Puis tout s'emballa, le ton était monté, elle ne se souvenait plus très bien pourquoi, comment. Elle savait qu'elle devait partir, ils avaient tenté de la retenir. Wal, dans un élan de "maladresse?" avait même dégainé son épée. "Quel connard" avait-elle alors pensé en dégainant la sienne. Elle aurait pu le tuer, quelle importance au final, un petit retour au puits d'anima et on en parlait plus? A moins que Chronos ne s'empare de ce corps de tête de c**. Elle essaya de se calmer, Leon s'était mis entre elle et le chasseur. Leon… "Ne pas… blesser… Leon", se répétait-elle sans cesse en son esprit.

Walensil finit par rengainer son arme, quelques mots furent encore échangés, puis elle disparut. Profitant de son lien avec l'Agartha pour s'en aller au plus vite. Ce qui avait commencé comme une soirée qui aurait pu être agréable c'était au final révélé être une vraie catastrophe, et elle savait, c'était sa faute.
Dans l'Agharta, elle se mit à courir sans se retourner, enchainant les portails, les raccourcis, elle devait retrouver Chronos au plus vite. Il lui sembla, un instant, entendre la voix de Leon. Mais elle savait que ce n'était que ce que son esprit espérait entendre. Et puis, c'était mieux ainsi.

Franchissant le dernier portail, elle tomba nez à nez avec Chronos, qui l'attendait près du lac, la vieille roulotte Vardo typique, derrière lui, plantée sur le petit ilot du lac.

- Viens vite on part en chasse maintenant! Cria-t-elle sans le vouloir, mais Chronos l'arrêta.
- Assieds-toi juste cinq minutes, après on y va je te le promets, que s'est-il passé?
- J'en sais rien! Leon était là, charmant, encore plus que d'habitude. Il m'a complimentée sur ma robe, celle que je voulais absolument lui montrer, tu te souviens?
- Oui très bien, et elle te va très bien d'ailleurs, dit-il doucement pour abonder dans le sens de sa protégée, canaliser ses pensées.
- Comme une grosse conne, je lui ai lancé une invitation assez clair "nous" concernant, lui et moi… c'était d'un pitoyable… et l'autre là, pourquoi j'ai fait ça devant l'autre. Je ne me contrôle plus Chronos, la rage devient démesurée. J'avais envie de l'égorger. Il est insupportable par moment certes, mais jamais je n'aurais réagis comme ça avant!

Son discours était décousu, nerveux. Chronos sentait sa détresse, il savait ce qu'impliquait ses crises de rages, il l'avait vu, se défouler sur les ennemis de Gaïa. Il avait vu son regard changer, devenir bestial, inhumain dans son expression. Et rien ne l'arrêtait, la frénésie s'emparait d'elle, et il la suivait dans son délire d'extermination. Après tout, si celui lui permettait de garder le contrôle…
Naliana avait planté son visage entre ses mains, par moment elle ne respirait plus, elle haletait. Chronos allait s'approcher d'elle quand soudain…

- Naliana…

Le lupus réagit immédiatement à la présence de l'homme, et se mit en position d'attaque, menaçant le nouveau venu, alors que sa compagne de carnage se relevait.

- Tu n'aurais pas dû me suivre! Prévint-elle à l'adresse de Leon.
- Tu pensais vraiment que j'allais te laisser partir comme ça? Questionna-t-il en restant calme. Je suis inquiet pour toi.
- Pourquoi? Demanda-t-elle d'un ton virulent.

Chronos ne démordait pas de sa position et Naliana ne faisait rien pour que la situation ne change. La tension était forte, et aucun des êtres présents ne semblaient prêts à lâcher un peu de terrain.

- Je vois bien que quelque chose ne va pas, insista-t-il avec bienveillance.
- Il faut que tu me laisses seule Leon, je t'en supplie…
Leon entendait bien le ton de sa voix, elle le suppliait vraiment de s'en aller. Et Naliana qui supplie, ce n'était pas chose courante, pas du tout.
- Est-ce que… Cela a un lien avec ta famille?
- Tout à un lien avec tout…, répondit-elle en secouant la tête.

Le corps de la femme était secoué de tremblements, elle sentait ce besoin carnassier de laisser sa rage exploser. Chaque secondes passées avec l'homme était une torture, un effort de trop pour contenir sa bestialité.

- … Mais là, il faut que tu partes, continua-t-elle avec difficulté.
- Ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter, demanda-t-il tout en l'affirmant.
- A quoi penses-tu? Questionna-t-elle en criant cette fois. Je regrette déjà un nombre incalculable de chose… Je… Je ne veux pas… que tu me voies… dans cet état! Vas-t'en! Hurla-t-elle cette fois.
- Je pense à ce que tu pourrais faire là, maintenant. Donc je t'en prie, calmes-toi.

Sa demande était d'une douceur étonnante au vue de la situation. Était-ce l'ancien flic qui n'avait pas perdu l'habitude de gérer les situations délicates avec, non pas des démons, mais une âme en détresse? Ou alors était-ce une douceur qu'il n'était capable de dévoiler qu'avec elle?

Sans répondre, Naliana esquissa un mouvement pour se rapprocher de Leon. Mais elle ne put faire qu'un pas, avant que Chronos ne se retourne contre elle et lui saute à la gorge. Il la plaqua au sol, tout en tenant la gorge de la femme entre ses crocs. Serrant juste assez pour lui faire comprendre ce qu'il se passerait si elle bougeait encore.

"Calmes-toi maintenant! Tu ne peux pas et ne veux pas lui faire du mal!" Ordonna-t-il sans que Leon ne puisse l'entendre.
"Lâches-moi tout de suite Chronos!"
"Non! Si tu continues je n'hésiterais pas, et si il m'abat pour ta mort tu en sera la seule responsable".

Du point de vue de Leon, un long silence prit place, silence qui n'était interrompu que par la respiration rapide et saccadée de la jeune femme.

- Chr… Chronos! Cria Leon plus que surpris par la situation, tout en se précipitant vers Naliana.
- Il… Il te protège, articula-t-elle avec une certaine difficulté. ça Leon! … ça gronde…

Chronos comprit que Naliana était prête à ce confier, prête à partager son fardeau et surtout, que ni Leon, ni elle n'était plus en danger en ce moment. Il desserra son étreinte et laissa sa place à Leon, non sans le gratifier d'une petite léchouille au passage.

"Occupes-toi bien d'elle" lança le loup qui se savait pourtant incompris, partant s'asseoir plus loin.

Leon s'assis près de Naliana, la prenant dans ses bras et la serrant contre lui, il voulait la protéger, la protéger d'elle-même.

- Tu vas mieux? Demanda-t-il avec la même douceur que quelques minutes plus tôt.
- Dans tes bras, j'irais toujours mieux, ne put-elle s'empêcher de dire. Leon, il faut que tu me promettes de n'en parler à personne, surtout pas à Lucia… Ce que je vais te dire dois rester entre nous.
Naliana ne plaisantait pas, son ton était grave, sérieux. Leon comprit à ce moment-là qu'il ne voulait pas entendre ce qu'elle allait dire, qu'il ne voulait pas qu'elle souffre de cette situation. Il avait déjà plus ou moins comprit, et il redoutait ce qu'il allait entendre.
- D'accord, tu as ma parole, dit-il dans un profond soupir.
- Tu connais mon affinité très poussées avec les animaux? Demanda-t-elle de façon rhétorique tout en relevant la tête et en le regardant droit dans les yeux, leur visage si proche. Elle augmente, elle augmente trop! Par moment je ne me contrôle pas, je sens une rage violente en moi. Tu sais comment les animaux règlent leurs conflits? Demanda-t-elle encore une fois rhétoriquement. Cela s'étend… ça me prend de plus en plus.
- Ce qui explique la réaction de Chronos, lança Leon encore songeur de ce qu'il venait d'entendre.
- Il sait… à quel point je tiens à toi… Avoua-t-elle, gênée. Il ne me laissera jamais te faire du mal. C'est mon plus grand soutien. Il m'accompagne aussi, nous partons de plus en plus souvent en chasse, traquant les ennemis de Gaïa pour utiliser ma rage à bon escient. Car c'est ce que je ressens, de la rage, appuya-t-elle en soulignant le mot rage.
- … Et "ça" accentue ton lien, de manière exponentielle, analysa-t-il sans se tromper. Jusqu'à influencer directement sur toi.
- J'essaye de le maitriser, mais cela devient parfois si difficile, déclara-t-elle avec une profonde tristesse dans la voix. C'est encore pire quand je suis… "instable"… dans mes émotions…

Elle regarda Leon, au bord des larmes, il y avait tellement de chose qu'elle voulait lui dire, mais qu'elle n'osait pas lui dire. Elle ne savait pas, quand cela avait commencé, quand son cœur à elle avait commencé à graver ces quelques lettres au plus profond de sa chaire, mais c'était là, et la plus grande source d'instabilité qu'elle connaissait, était ses sentiments pour Leon… (et l'agacement que lui provoquait Walensil par moment).
Leon ne réfléchit plus à ce qu'il pouvait dire, il n'y avait pas grand-chose à dire pour le moment. Tout ceci était nouveau, la situation de Naliana, l'imago, et ce petit truc qui lui chatouillait les tripes depuis le début de la soirée. Il attira la femme contre lui, posant délicatement la tête de Naliana contre son épaule, tout en lui caressant les cheveux pour la réconforter… et parce qu'il en avait envie, tout simplement. Sentir sa tignasse filer entre ses mains… ses mains et ses gants, qu'il retira doucement, pour ne pas se priver de ce contacte.
Naliana ferma ses yeux, cet instant était inespéré pour elle, être dans ses bras, à lui. Elle l'avait certainement toujours désiré, sans jamais l'espérer. Elle inspira doucement, sentant son odeur si reconnaissable. Pas d'artifice, pas de parfum, juste l'odeur de cette peau si chaude. Lorsqu'elle la sentait, Naliana ne pouvait qu'être bien. Et son odeur, elle la ressentait de plus en plus fortement, encore un lien avec son côté animal?

 - Leon…

Elle murmura, soupira son nom. Cela ne le laissa pas indifférent. Et quand il repensait, et bien que tout le monde avait fini par le rebaptisé ainsi, il avait toujours aimé entendre Naliana prononcer son diminutif, avec son petit accent anglais.
Il appuya un peu plus Naliana contre sa poitrine, et lui permit d'entendre que son cœur battait à une allure effrénée.  Chronos s'éclipsa, laissant les deux êtres seuls. Accompagnés du vent chantant à leur oreille une mélodie que tous les deux pensaient ne plus jamais entendre. Le clapotis de l'eau apportait son propre rythme, alors que les herbes hautes venaient danser avec le vent.
La femme se régalait d'entendre les battements de ce cœur qu'elle chérissait sans oser l'avouer. Elle laissa ses mains glisser sur la veste de l'homme… l'homme… Leon, et elle se serra encore plus contre lui, laissant son propre souffle glisser sur la gorge de l'homme.
Il ressentit cette emprise encore plus présente, pressante, sur lui. Il ne put s'empêcher de rendre son étreinte à la jeune… non, pas "jeune femme", mais "femme", se dit-il… il ne put donc s'empêcher de rendre son étreinte à la femme, en la serrant contre lui, tendrement. Il laissa une main glisser le long de son propre corps, et alors que celle-ci touchait le lac, l'eau commença à geler, doucement, en surface, décorant le paysage de belles notes gelées.
Elle aurait pu en pleurer si elle n'avait pas sa petite fierté. Elle se décida à redresser son corps, son visage et franchit une barrière qu'elle pensait insurmontable. Elle entendit son propre cœur s'emballer si fort qu'elle crut mourir, un instant, avant d'apposer tendrement ses lèvres sur celles de l'homme, lui offrant un baiser d'une tendresse profonde et sincère.
Encore une fois, il n'hésita pas, répondant au baiser, sans se rendre compte que de sa main libre, touchant toujours le lac, il était en train de geler entièrement celui-ci, l'émotion du baiser amplifiant son don glacé. De son autre main il carressa lentement, sensuellement les cheveux rougeoyant de cette femme, qui s'était emparée de son cœur. La seule à avoir pu ébranler la forteresse de son cœur et faire fondre, la glace se trouvant autour de celui-ci.
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